Au nom du père, du fils et du Rock’n’roll, Harold Cobert

Lecture commune avec Elé

Le résumé :

La révolte coule dans les veines de Victor.

Surfeur fanfaron, bourreau des coeurs, il est un adolescent frondeur, en rébellion contre l’autorité paternelle. Ce qu’il ignore, c’est que son père a lui aussi été contestataire. Avec l’émergence du rock, Christian a délaissé un brillant avenir de mathématicien pour devenir une figure incontournable de la nuit. Connu sous le nom de M. Best, le roi des platines, il a élevé Victor aux prix de sacrifices, sans reconnaissance aucune de la part de son rejeton. Quelques jours à deux au Quebéc sont la dernière occasion pour un père et son fils de renouer et de synchroniser leur tempo.

Mon avis

Nouvelle découverte et nouveau coup de coeur pour un roman, pour un auteur, pour un style d’écriture.

C’est l’histoire d’un père et son fils, différents, mais pas tant que ça au final, dont on découvre l’évolution : l’enfance de Victor et celle de Christian mises en parallèle. Au milieu de tout ça, on trouve des bribes de récit du séjour à deux au Québec du point de vue de Victor, qui apprend à connaitre son père, ils s’y retrouvent enfin tous les deux après toutes ces rébellions et ces sacrifices.
Victor c’est vraiment l’ado rebelle qui mérite une bonne paire de claque (voir deux !) pour lui remettre les idées en place, parfois, souvent, pour ne pas dire en quasi-permanence.

J’ai dévoré ce livre en quelques heures. On découvre deux personnes, deux histoires, si différents mais si proches à la fois… On alterne présent et passé, c’est perturbant au début de passer de l’un à l’autre mais ça donne un certain charme et un sens particulier à toute cette histoire. Cette histoire qui met des mots sur ce que je peux ressentir parfois envers celui qui est mon père. Sauf que moi, contrairement à Victor, je ne cherche pas la confrontation à tout va. Simple différence de caractère.

Je ne pourrais pas dire qui j’ai le plus aimé ou détesté dans ce livre parce que chaque personnage à un côté agaçant et un côté plus ou moins sympathique. Si je dis plus ou moins c’est bien sur en pensant à Victor, qui dans le genre manque de tact est le champion. Pourtant ce garçon a quelque chose d’attachant, et je comprend certaines de ces réactions…
Pourtant, au Québec, les relations avec son père sont différentes : ils se dévoilent et s’apprivoisent un peu.
Les relations père/fils c’est pas toujours simple, comme les relations père/fille… Mais c’est un bon sujet de lecture en tout cas.
Pour moi ce roman est vraiment une bonne découverte et un excellent moment de lecture. Toujours écouter les conseils de libraires et des supers blogueurs de la Twittosphère !

L’avis d’Elé 

22 commentaires

  1. Ha ce roman est vraiment super ça a été un coup de coeur pour moi aussi, j’ai adoré l’histoire et le style d’écriture d’Harold Cobert 🙂

    1. Ça l’est 🙂 C’est un vrai coup de cœur pour un auteur que je ne connaissais pas et que je vais découvrir encore avec la suite de sa bibliographie 🙂

  2. Superbe chronique en découvrant ton point de vue, ta vision sur « Au nom du père ». Etrange. J’ai beaucoup aimé Victor. Peut-être est-ce dû à la ressemblance. Oui, je pense que je suis Victor au fond de moi. Certainement, même. À la différence que mes parents ne sont point divorcés. Merci Erika. Je m’empresse d’ajouter le lien de ta chronique sur la mienne.

    1. Merci Elé 🙂
      J’ai aimé et détesté Victor car il me fait penser à quelqu’un de ma famille avec qui j’ai eut quelques différents qui ne sont toujours pas réglés et qui ne le seront jamais. Cependant, je me suis retrouvé en lui dans la relation que j’ai avec mon père. Si ce n’est que ma rebellion est silencieuse et interne car j’ai bien trop peur du retour de bâton. La violence de ses mots est inégalable…

      1. Dans ce cas… Je comprends. Pour ma part, une relecture ne serait pas de trop pour mieux différencier les mousquetaires ! Parce que là… je m’y perds. Par contre, je vais filer vers Le Dieu du Surf et le charme de et selon Harold Cobert !

  3. Bravo Erika pour cette belle chronique !! Tu as su, comme Eléonore mais écrit de façon différente, me donner envie de lire ce nouveau Harold Cobert, auteur que j’ai découvert grâce à Twitter 😉

    1. Hé oui ! On a écrit toutes les deux de manière différentes mais elle m’a bien plu sa chronique aussi.
      Comme toi je l’ai découvert grâce à Twitter, c’est sur L’ivre de Lire que j’ai trouvé la chronique qui m’a fait rêver. J’espère que tu le liras et que tu aimeras autant que nous 🙂

  4. Belle chronique qui incite à la tentation.Les relations entre parents et ados n’ont pas fini de faire couler de l’encre

  5. J’ai eu vraiment du mal à accrocher, je n’ai pas pu le finir (comme tu auras pu le remarquer). J’espère m’y replonger un de ces jours. Que ce soit dans l’histoire ou dans la forme alterné des chapitres (qui ne me pose d’habitude aucun problème) et les bonds dans tous les sens dans le temps, je n’y arrive pas. Tant pis !

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