Chouquette, Emilie Frèche


Le résumé :

Quelle femme de soixante ans, aujourd’hui, peut sans grimacer s’entendre appeler “mamie” ? Pas Chouquette, qui a réglé le problème en recyclant le surnom de ses tendres années, au grand dam de sa fille Adèle, laquelle rêve pour son petit Lucas d’une vraie grand-mère.
N’empêche, vraie ou fausse, c’est bien Chouquette qui doit jouer les baby-sitters de luxe auprès de son petit-fils renvoyé de sa colo pour cause de varicelle… pendant qu’Adèle est partie sauver le monde au fin fond de l’Afrique.
Bling-bling tropézien sur fond de crash financier, c’est le décor plein soleil dans lequel Chouquette se retrouve en tête à tête forcé avec Lucas… et la réalité. Trois jours de la vie d’une sexagénaire en perte de repères, pour tirer le portrait au vitriol d’une femme qui se noie, d’une époque qui boit la tasse et d’une génération qui tente coûte que coûte de garder les yeux grands fermés.
Où la satire sociale, légère, féroce et réjouissante vire progressivement à quelque chose de plus grave, de plus profond, de plus amer, de bien plus intime aussi. Et cette fantaisie sur une grand-mère au bord de la crise de nerfs devient alors le roman d’un monde en crise, du déni, de la peur de mourir et, au bout du compte, de l’héritage que nous laissons à nos enfants.

Mon avis

Chouquette est une femme à la fois touchante et pathétique je trouve. Elle vit dans son monde et refuse d’admettre sa triste réalité après 30 ans, son mariage n’est plus. Et je crois que le plus touchant c’est lorsqu’elle ouvre enfin les yeux et qu’elle devient pour la première fois une grand mère pour Lucas sur la fin?
Comme si elle revenait sur terre. Catherine méritait souvent son lot de baffes et le titre de pire grand mère de l’année, pourtant je n’ai pu m’empêcher de l’apprécier et de vouloir à chaque page voir les choses s’arranger pour elle.
J’ai détesté Vincent, son gendre à chacune de ses apparitions, sa façon d’être avec sa femme Adèle, qui avait effectivement besoin d’ouvrir les yeux sur certaines choses mais ça ne justifiait pas le fait d’être un odieux connard avec elle. Il est exaspérant et j’espérais une autre fin pour lui, comme pour Catherine, sauf que j’espérais une fin moins heureuse pour lui. Je ne désespérais pas de voir Catherine être heureuse, comme j’espérais aussi fort de le voir se retrouver tout seul comme un con.

Chouquette, ce fut encore une délicieuse lecture d’Emilie Frèche !

Et vous, l’avez-vous lu ?

 

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