La lettre à helga, Bergsveinn Birgisson

Le résumé :

« Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l’été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme où vous habitiez jadis, Hallgrimur et toi. » Ainsi commence la réponse – combien tardive – de Bjarni Gislason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu’il aima, aussi brièvement qu’ardemment, d’un amour impossible.
Et c’est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires, et sa charge de contrôleur du fourrage, on découvre l’âpre existence qui fut la sienne tout au long d’un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni est un homme simple, taillé dans la lave, pétri de poésie et d’attention émerveillée à la nature sauvage.
Ce beau et puissant roman se lit d’une traite, tant on est troublé par l’étrange confession amoureuse d’un éleveur de brebis islandais, d’un homme qui s’est lui-même spolié de l’amour de sa vie.

Mon avis

Ce roman est l’histoire de la vie de Bjarni Gislason de Kolkustadir que l’on découvre grâce à cette lettre qu’il écrit à sa chère Helga, une réponse tardive à une lettre que lui avait envoyé la défunte Helga. Cette lettre lui fait remonter de nombreux souvenirs au travers desquels on apprend à connaître cet homme. Bjarni est un homme touchant qui raconte maladroitement ses sentiments pour Helga et cet amour impossible qu’il y a eut entre les deux. Si leur liaison fut éphémère, les sentiments de Bjarni sont bel et bien restés intacts jusqu’à la fin et bien après la mort de Helga. Bien que cette liaison et cet amour soit impossible, j’ai trouvé cette histoire touchante , les maladresses dans le récit de Bjarni les rendant d’autant plus touchantes. Touchant parce que cet amour qui ne flanche pas malgré les jours qui passent loin de celle qu’il aime. Cette lettre qu’il écrit à sa bien aimée disparue est plutôt belle malgré certains passages moins romantiques et plutôt crus où il fait état de son désir sans fin pour Helga et sa fascination pour ses seins (il les retrouve d’ailleurs dans le paysage : les collines où il aime s’allonger sont à l’image des seins d’Helga).
A côté de ça on découvre aussi le quotidien de cet éleveur de moutons islandais qui finit seul.
Ce roman est très court mais intense par le récit de cet amour qui vit toujours, par les sentiments forts de Bjarni pour celle qui fut l’amour de sa vie mais dont il s’est privé il y a quelques années.
Un beau roman, vraiment.

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