Le crime parfait, Peter James

Le résumé :

Victor et Joan Smiley ne peuvent plus se supporter. Après vingt ans de mariage et presque autant de disputes, Victor est devenu chauve, diabétique et enrobé ; Joan est de plus en plus grassouillette, stupide et dépensière. Il a pris une maîtresse ; elle a un amant. Chacun de leur côté, ils ont décidé d’éliminer l’autre. Victor a opté pour un empoisonnement au cyanure, contenu dans certaines peintures aux vapeurs mortelles. Joan voulait provoquer chez son mari une regrettable overdose de sucre, mais elle est contrainte de changer de plan au dernier moment et fracasse la tête de son mari à coups de marteau. Après avoir dissimulé le corps dans son garage, elle se rend au commissariat pour signaler la disparition de Victor, mais très vite, ses propos incohérents et son comportement la rendent suspecte aux yeux des enquêteurs, qui ne tardent pas à l’arrêter. Joan accuse alors son amant d’avoir porté le coup fatal au cours d’une dispute. Relâchée sous caution, elle rentre chez elle. Mais ce qui l’attend est pire encore que la prison : le fantôme de Victor, bien décidé à se venger…

Mon avis

C’est un très court roman qui m’a un peu prise au dépourvu. En effet, je n’ai pas lu le résumé (comme souvent), je ne m’attendais donc pas à ce que ce soit Joan qui tue Victor mais l’inverse. C’était assez drôle de voir les deux comploter l’un contre l’autre en parallèle. Finalement, il y en a une qui aura été plus rapide dans sa prise de décision. Seulement, elle s’est un peu laissée emportée et c’est une mauvaise menteuse. Une fois son mari assassiné, la voilà inconsciemment prise de remords. Elle commence par dire au revoir tendrement à son mari, alors que son amant est là pour l’aider à cacher le corps, puis elle finit par le voir un peu partout. Elle est hantée par le fantôme de son mari. S’en est presque comique.

La disparition de son mari donne lieu a une enquête. Mais ce que Joan ne sait pas, c’est qu’elle n’était pas crédible lorsqu’elle vient faire sa déposition pour signaler la disparition de son mari. Elle n’est pas crédible et donne l’envie de la baffer. Et le pire dans tout ça : elle croit dur comme fer que la police gobe tout. Mais non, surtout quand la police manque de peu de la surprendre à enterrer son mari dans le garage.

J’ai essayé de ne pas trop en dire par rapport au résumé ci-dessus, qui je trouve en révèle pas mal : le livre est très court. C’est un avantage comme un inconvénient : sa longueur justifie le peu de profondeur du récit sauf que moi j’aime les belles et longues enquêtes (à l’image de la conjuration primitive par exemple). Du coup y a comme une frustration à la fin de la lecture. C’est dommage car j’avais lu Aux prises avec la mort du même auteur et j’ai passé un meilleur moment de lecture. Je dirais que pour commencer avec l’auteur pourquoi pas. Encore que, c’est pas représentatif je pense de l’auteur. C’est peut être trop court pour un amateur de policier mais ça peut permettre une « initiation » au genre en douceur.

Erika

2 Commentaires

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