La patience du diable, Maxime Chattam

Le résumé :

Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse… Des gens ordinaires découverts morts de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur. Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? Après La Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d’une maitrise glaçante, sème plus que jamais le doute.

Dans l’avis qui suit j’ai révélé un élément non mentionné sur la 4 e de couverture. Je ne spoile rien d’autre dans l’avis. Si vous lisez ce livre vous découvrirez dès les premiers chapitres mais libre à vous de lire la suite si vous voulez garder le mystère intact.

Mon avis

La Patience du diable est la suite très attendue de La conjuration primitive. Tant attendue et dévorée. Alors je vais commencer par dire que cette suite est très différentes du premier. On retrouve les mêmes personnages mais ne vous attendez pas à retrouver des scènes aussi violentes que celle du corps à vif plongé dans un lac de sel. J’en frissonne encore rien qu’à l’écrire. Malgré tout, certains éléments de ce thriller seront d’un autre genre de violence, qui m’a tout autant marqué. Par moment mon rythme cardiaque s’emballait, j’arrêtais de respirer et je serrais les fesses. Bon autant vous dire que j’étais dedans comme jamais.

J’ai vraiment aimé retrouver Ludivine, voir comment elle évoluait, comment elle se remettait de la perte d’Alexis. J’étais curieuse de voir ce que donnerais son apprentissage au côté de Richard Mikelis, qui lui aura raccroché pour le bien de sa famille.

La Patience du Diable commence donc par une opération qui semble on ne peut plus « ordinaire », il s’agit de prendre en filature des dealers et de les coffrer. Tout se déroule plus ou moins bien lorsque l’on découvre que ce n’est pas de la drogue mais de la peau humaine qui était transporté. Oui, un trafic de peau humaine. Ça commence donc fort. L’enquête emmènera Ludivine et Segnon dans la cité à la recherche d’informations suite à l’interrogatoire du dealer. A la recherche du « Chelou ». Ce mystérieux homme qui vit dans une antre effrayante ou tout est ode à Satan. Un fanatique du diable, du trafic de peau et des explosions de violence successives (fusillades dans des endroits publics) qui semblent n’avoir aucun lien.

Et forcément, s’en suit une enquête très rythmée durant laquelle Maxime Chattam brouille les pistes jusqu’au dernier moment. Encore une fois, il met ses personnages dans de mauvaises postures, comme dans La Conjuration Primitive. La question qui se pose à chaque page est  » qu’a-t-il encore imaginé ? ». Il déborde d’imagination pour nous livrer des intrigues de ce genre. Il y a eut des moments ou je me suis sentie mal à l’aise, dans mon canapé, tellement le décor me paraissait oppressant. Le moindre petit bruit pouvant me faire sursauter. Dans ce thriller, on s’imagine de nombreuses choses. Se demandant qui ? Pourquoi ? Mais, comment ? On n’a que des indices peu à peu, au fur et à mesure que les différents enquêteurs de l’équipe de Ludivine avancent. Dans certains livres, on peut facilement se dire qui est le coupable, ou du moins limiter la liste des suspects potentiels, mais dans cette enquête, les pages défilaient et c’était toujours le flou total. J’avoue avoir été surprise, avoir eut le sentiment de m’être bien fait baladée (pour mon plus grand bonheur).

J’ai eu des retours mitigés sur ce thriller et je peux comprendre qu’on soit quelque peu déçu de la lecture. Après La Conjuration Primitive, la barre était haute. Si pour certains la suite ne semble pas à la hauteur, pour moi c’est tout le contraire. Je trouve que c’est une suite largement à la hauteur de mes espérances. Il ne fallait pas s’attendre à un redit de La Conjuration Primitive, au même concept. Maxime Chattam explore toujours la thématique de la violence et nous livres des personnages toujours complexes, durs à cerner mais d’une autre manière, avec une intrigue différente. Bref, MOI, j’ai aimé. Je me doutais qu’il ne ferait pas « la même chose ». Et il a encore su me surprendre et me captiver. C’est tout ce que j’en attendais : une très bonne intrigue, des personnages intéressants, du suspens et des psychopathes ! Merci donc à Maxime Chattam pour ce nouveau thriller, un vrai régal. Régal peut être pas, quand j’y repense, j’ai failli devenir végétarienne à la lecture.

Erika

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