Jim, Harold Cobert

Le résumé :

Le Roi Lézard a-t-il étouffé le poète Jim Morrison ?

Mars 1971, le mythique chanteur des Doors rejoint sa compagne Pamela à Paris.

Loin de la rock star à la silhouette filiforme et gainée de cuir noir, Jim, gros, barbu, les cheveux longs et grisonnants, déambule telle une ombre dans les rues de la Ville lumière.

Dégoûté par l’industrie du disque, il s’enfonce lentement dans la dépression et pense arrêter la musique pour se consacrer à la poésie.

Dans ses errances et outrances éthyliques, il cherche à démêler les fils obscurs qui ont tissé sa destiné d’enfant de militaire ballotté de ville en ville, devenu une icône de la scène rock mondiale et réfugié en paria à Paris, cité des écrivains maudits.

A travers ces confessions imaginées, Harold Cobert se glisse dans la peau de Jim Morrison confronté à ses démons.

Mon avis

Un avis écrit pour une fois en musique ! Commençons par le commencement : j’ai acheté et lu ce livre avant tout et surtout parce qu’il a été écrit par Harold Cobert. Je n’ai jamais plus écouté que ça les Doors et ne me suis pas intéressée plus que ça à l’histoire des Doors. Bref, à la base, je ne pensais pas que j’allais le lire. Mais la curiosité a fait que. J’ai profité d’une commande d’un livre pour le boulot pour le mettre dans le panier ni vu ni connu (j’essaye de ne plus acheter de livres pour faire descendre ma PàL).

A peine rentrée chez moi, après avoir récupéré le fameux Jim, je me suis plongée dedans alors que mon programme était tout autre. Je l’ai dévoré. J’ai adoré lire les confessions de Jim, aussi fictives qu’elles soient. J’ai adoré même si c’est malheureux de suivre la descente aux enfers d’une personne. On découvre un homme derrière une rock star, un mal être que l’on n’imaginerait pas forcément en regardant une photo. On suit ses relations avec les autres membres du groupe, les trahisons, sa relation tendue avec Pamela mais aussi avec d’autres femmes puisqu’ils sont pour l’amour libre. Jim est donc une rock star en pleine déchéance, et plus il s’enfonce dans l’alcool plus il en rajoute … De l’adulation on passe à la censure, au désamour d’un groupe.

Malgré l’alcool, Jim est un homme intéressant qui aime la poésie et le cinéma, loin bien loin du cliché de la rock star qu’il véhicule. Une personne modeste qui ne veut pas être mis en avant plus qu’un autre membre du groupe, bref, quelqu’un qui à l’air adorable si on met de côté sa passion démesurée pour l’alcool et son attitude vis à vis des femmes qui lui plaisent et qu’il aime.

Une bien triste fin pour quelqu’un qui voulait repartir sur de bonnes bases …

Oui, c’est une fiction, je sais, mais je trouve que dans son roman, Harold Cobert nous présente un homme, pas une rock star, quelqu’un qu’il aurait pu réellement être, c’est comme ça que je l’ai ressenti à la lecture en tout cas. J’ai beaucoup aimé ce roman, j’ai passé de longues heures en compagnie de Jim à travers la plume de cet auteur que j’aime beaucoup.

Je ne peux que vous conseiller d’écouter les différents titres cités dans ce livre, car personnellement j’ai découvert des titres que je n’aurais pas forcément écouté mais qui me plaisent bien comme l’album Morrison Hotel que j’ai écouté tout au long de la rédaction de cet avis.

Erika

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