Charlotte, David Foenkinos

Le résumé :

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d’une oeuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : « C’est toute ma vie ». Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, évocation d’un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d’une quête. Celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

Mon avis

Je ne vais pas vous le cacher, j’ai eu de nombreux échos positifs sur ce livre, je l’ai trouvé dans un relai à la gare alors que je n’avais rien à lire. C’est mon premier livre de David Foenkinos et ce n’est pas spécialement le thème de ce roman qui m’a attiré. C’est en quelque sorte un concours de circonstance qui m’a amené à lire l’histoire de Charlotte Salomon par David Foenkinos. Je n’aurai jamais pensé que je serai à ce point captivée par ma lecture, tant par l’histoire de cette jeune femme que par la plume de l’auteur.

On remonte la vie de Charlotte, depuis l’histoire de sa mère dont la soeur Charlotte s’est suicidée à 18 ans, se jetant par la fenêtre. C’est en hommage à sa tante que Charlotte sera ainsi nommée. On suit l’enfance difficile de Charlotte dont la mère et les grands-parents ont eu du mal à se faire au prénom finalement et dont le père, chirurgien, était souvent absent. Charlotte est donc une jeune demoiselle renfermée. A dix ans, elle perdra sa mère. On lui mentira, bien sûr, pour ne pas lui dire que sa mère s’est jeté par la fenêtre. Comme si c’était une sorte de malédiction car on apprendra rapidement que les suicides sont assez fréquents dans cette famille, comme une spirale infernale qui ne s’arrêterait jamais. On voit donc Charlotte grandir et David Foenkinos nous explique sa quête du passé de Charlotte. Il nous livre le récit de la vie d’une jeune fille douée pour le dessin mais juive. Juive à l’époque de la seconde guerre mondiale … Un talent qui ne lui permettra pas de vivre bien, un talent qu’elle ne pourra exprimer et exposer puisqu’elle devra se cacher et fuir. Fuir en France pour tenter de survivre grâce à l’aide de ses grands-parents qui se sont rapidement expatriés en France. Mais fuir pour vivre loin de ses proches et finalement ne pas franchir le cap des 9 mois de grossesse et les 26 ans …

Je vais vous le dire, David Foenkinos m’a fait pleurer car l’histoire de Charlotte est terrible. Entre tous ces suicides et le contexte de l’époque, j’ai pleuré. J’ai retenu mes larmes quand j’étais dans le train (j’ai failli louper mon arrêt tellement j’étais captivée par l’histoire) et une fois à la maison, lorsque j’ai repris ma lecture … j’ai aussi pris ma boîte de mouchoir.

Par ce titre, j’ai découvert David Foenkinos et j’ai vraiment beaucoup accroché. J’ai beaucoup aimé sa façon de mettre en page le roman déjà et comment il intervient parfois dans le récit pour nous expliquer sa quête et son parcours pour suivre les traces de Charlotte. J’ai vraiment été conquise par « Charlotte » et je comprends pourquoi on m’en a tant dit du bien, pourquoi il a ce bandeau rouge avec ces 2 prix. C’est un titre magnifique, un livre que je conseille vivement. Une lecture qui m’aura beaucoup touché.

Erika

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