Une pluie sans fin, Michael Farris Smith

Le résumé :

Après des années de catastrophes écologiques, le sud des États-Unis, de la Louisiane à la Floride, est devenu un véritable no man’s land. Plutôt que de reconstruire sans cesse, le gouvernement a tracé une frontière et ordonné l’évacuation de la zone. Au sud de la Ligne se trouve désormais une zone de non-droit ravagée par les tempêtes et les intempéries incessantes – sans électricité, sans ressources et sans lois. Cohen fait partie des rares hommes qui ont choisi de rester. Incapable de surmonter la mort de sa femme et de l’enfant qu’elle portait, il tente tant bien que mal de redonner un sens à sa vie, errant sous une pluie sans fin. Des circonstances imprévues vont le mettre en présence d’une colonie de survivants, menée par Aggie, un prêcheur fanatique hanté par des visions mystiques. Celui-ci retenant contre leur gré des femmes et des enfants, Cohen va les libérer et tenter de leur faire franchir la Ligne. Commence alors un dangereux périple à travers un paysage désolé, avec pour fin l’espoir d’une humanité peut-être retrouvée. Prophétique, sans concession, portée par une langue incantatoire, cette histoire de rédemption aux accents post-apocalyptiques révèle un auteur de tout premier ordre. Une pluie sans fin est de ces romans qui continuent de hanter leur lecteur bien après la dernière page.

Mon avis

Oubliez les États-Unis tels que vous les connaissez/imaginez/visualisez … Désormais de la Louisiane à la Floride, ce n’est plus que désolation, un no man’s land dont le gouvernement a décidé l’évacuation après des années de catastrophes (tempêtes, intempéries quasi incessantes). Il n’y a plus rien plus de justice, plus de loi hormis la loi du plus fort. Plus d’électricité, plus de villes ou villages tels qu’ils étaient auparavant.

Malgré tout il reste des personnes qui ont souhaité rester comme Cohen qui passe son temps à essayer de reconstruire sa maison, même s’il n’a plus que ça pour tenir car il a perdu sa femme et son enfant à venir, il est seul comme pas mal de personnes désormais. Sous cette pluie qui n’en finit pas, Cohen survit.

Mais un jour, il va se faire attaquer par deux jeunes gens qu’il tentait d’aider. Ils vont le mettre sur la voix d’une colonie étrange : un genre de prédicateur qui gère une colonie de femmes et enfants, les maris ayant disparu mystérieusement peu de temps après leur arrivée. Aggie se la joue sauveur, il m’a fait penser au gouverneur dans Walking Dead pour ceux qui suivent cette série. Bref, un type qui ne m’a jamais inspiré confiance pendant ma lecture.

Cohen va libérer la colonie et va les convaincre de franchir la Ligne pour voir si la vie n’est pas mieux de l’autre côté, mais le périple s’annonce compliqué et plutôt dangereux. Ce roman m’aura fait penser à plusieurs reprises à Walking Dead, les zombies en moins ! Mais ne voyez pas ça comme un point négatif. J’ai aimé cette ambiance un peu fin du monde. Cohen est un homme touchant qui essaye de redonner un sens à sa vie maintenant qu’il a tout perdu et finalement, quand on pense que c’est un vieux fou solitaire, il tend la main à des jeunes en difficulté quitte à se mettre dans une posture inconfortable … Cela lui permettra tout de même de découvrir la colonie et de faire cesser le règne du cruel Aggie. Un sacré barge celui-là …

Franchement, en refermant ce roman je ne savais pas quoi dire. J’ai eu du mal à passer à une autre lecture ensuite … C’est un roman qui marque. Un roman que j’ai trouvé par hasard à la librairie. rien ne présageait que je le lirai, si ce n’est le hasard couplé à mon envie de découvrir les titres de cette édition. Le hasard fait bien les choses.

Erika

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