Bird Box, Josh Malerman

Le résumé :

Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

Mon avis

C’est un roman assez perturbant : Malorie élève ses enfants dans une maison délabrée, sans voir la lumière du jour et ses enfants ont toujours les yeux bandés lorsqu’ils sortent. On apprend assez vite qu’à la base, Malorie vivait normalement et qu’une espèce d’épidémie est apparue : si quelqu’un s’aventure dehors ou regarde dehors sans bandeau : c’est un suicide hyper violent qui surviendra dans les minutes ou les heures qui suivront. Malorie a donc mis au monde ses enfants dans des conditions déplorables et elle a tout fait pour les habituer à entendre plus qu’à voir. Ce fut compliqué, elle n’a pas démérité. Il faut dire qu’il ne lui reste que deux options : rester ici, à attendre que l’irréparable n’arrive ou tenter de s’enfuir par le fleuve pour rejoindre une communauté de survivants dont elle a entendu parler. Tout est hypothétique mais est-ce que cela ne vaut pas le coup de tenter ? Pour ces enfants, Malorie pèse le pour et le contre jusqu’au jour où elle fait un choix.

C’est assez étrange comme récit. Il faut dire qu’on mêle le présent de Malorie, confinée seule avec ses enfants et son passé, avant tout ça et même après l’apparition de ces suicides violents dont on n’a que des suppositions quant aux raisons. On ne sait pas pourquoi, on doit juste admettre que c’est comme ça. Il se passe des choses à l’extérieur et tout est écrit pour nous filer les jetons. Dans une ambiance légèrement anxiogène, nous prenons connaissance des faits et on se surprend vite à espérer qu’il n’arrive rien ni à Malorie ni à ses enfants qui n’ont pas connu une vie facile.

Ce roman est le genre de roman que je lis avec une boule au ventre, avec comme un sentiment de malaise et c’est ce qui veut dire que l’objectif de l’auteur est, je pense, réussi.

Erika

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