Ne fais confiance à personne, Paul Cleave

Le résumé :

Il y a pire que de tuer quelqu’un : ne pas savoir si on l’a tué.
Les auteurs de thrillers ne sont pas des personnes très fréquentables. Ils jouent du plaisir que nous avons à lire des histoires abominables, de notre appétit pour des énigmes qui le plus souvent baignent dans le sang. Ils peuvent parfois donner des idées. Eux-mêmes, à force d’élaborer des crimes presque parfaits, ne sont pas à l’abri d’aller tester leurs fictions dans la réalité.

Prenez par exemple Jerry Grey, ce célèbre romancier, qui ne sait plus très bien aujourd’hui où il en est. À force d’inventer des meurtres plus ingénieux les uns que les autres, n’aurait-il pas fini par succomber à la tentation de passer à l’acte ? Dans cette institution où on le traite pour un alzheimer précoce, Jerry réalise que la trame de son existence comporte quelques inquiétants trous noirs. Est-ce dans ses moments de lucidité ou dans ses moments de démence qu’il est persuadé d’avoir commis des crimes ? Quand la police commence à soupçonner les histoires de Jerry d’être inspirées de faits réels, l’étau commence à se resserrer. Mais, comme à son habitude, la vérité se révèlera bien différente et bien plus effroyable que ce que tous ont pu imaginer !

Entre Shutter Island (Dennis Lehane) et Un employé modèle, Paul Cleave signe sans conteste avec Ne fais confiance à personne son chef d’œuvre.

Mon avis

C’est hallucinant comme ce roman m’a donné la sensation de perdre la tête, complètement.

Il faut dire qu’avec notre narrateur Jerry et son fidèle compagnon Capitaine A, on est plongé dans la spirale Alzheimer de l’intérieur.

Jerry est un auteur de romans policiers mais avec Alzheimer on ne sait plus trop ce qui est réel ou non. Lui non plus d’ailleurs … Parfois son « lui » auteur prend le dessus et Henry Cutter mène la danse. Mais au final

J’ai vraiment eu le sentiment de douter, de perdre la tête à chaque page, à chaque nouveau meurtre … Quelle est vraiment la réalité ? Qu’est-ce qui est de l’ordre de l’imaginaire de Jerry ? Le plus dur est d’essayer de s’y retrouver entre ce qu’il pense savoir, ce qu’il pense avoir fait, ce qu’on dit qu’il a fait et ce qu’il a écrit dans le carnet. Quelle est la bonne version de l’histoire ?

Je n’avais encore jamais eu ce sentiment de ne plus savoir où donner de la tête avec un livre à ce point… Pour moi, ce livre est vraiment une pépite !

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