Un(e)secte, Maxime Chattam

Le résumé :

Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux ? À s’organiser ?
Nous ne survivrions pas plus de quelques jours.

Entre un crime spectaculaire et la disparition inexpliquée d’une jeune femme, les chemins du détective Atticus Gore et de la privée Kat Kordell vont s’entremêler. Et les confronter à une vérité effrayante.

Des montagnes de Los Angeles aux bas-fonds de New York, un thriller implacable et documenté qui va vous démanger.

L’avis de Flore

Maxime Chattam est de retour avec un roman à première vue parfait pour cette période d’Halloween.

Une double enquête, d’un bout à l’autre du continent américain, et deux personnages principaux à la fois très différents l’un de l’autre et en même temps pas tant que ça. Rien d’étonnant venant de Maxime Chattam, on s’attache rapidement à Kat et Atticus et on se laisse porter avec eux par les mystères auxquels ils se retrouvent confrontés.

Après un prologue qui fourmille de promesses, j’ai trouvé la mise en place assez longue. Rien de désagréable en soi, juste une impression de balade tranquille au fil des pages et des enquêtes, plutôt que le flux palpitant auquel l’auteur nous a déjà habitués. Moi qui m’attendais à être presque mal à l’aise tout au long de l’intrigue – un peu comme dans son précédent roman Le Signal – j’avoue avoir été un peu déçue sur ce point. Le côté scientifique qui a été abordé m’a semblé n’être qu’effleuré en fin de compte – peut-être était-ce la volonté de Maxime Chattam afin de ne pas risquer de nous perdre en cours de route, ce qui serait compréhensible – et j’ai trouvé cela un peu dommage d’autant plus lorsque l’on découvre le passif de l’inspecteur Gore qui aurait justement pu permettre un approfondissement de ce côté-ci. Comme il le dit lui-même dans ses remerciements, c’est un univers qui semble être fascinant pour un peu que l’on s’y plonge véritablement.

Il aura fallu attendre les 15 derniers chapitres environ pour sentir grimper toute la tension et voir se dérouler des scènes que, personnellement, j’aurais espéré trouver tout au long de l’histoire. Cela dit, Maxime Chattam reste fidèle à lui-même et nous offre un dénouement qui force le lecteur à retenir son souffle jusqu’au bout.

Et puis comme toujours, une « morale » – ou appelez cela comme il vous plait – de qualité : nous faire réfléchir sur notre société actuelle, sur les enjeux tant politiques qu’écologiques, sur notre responsabilité commune mais également individuelle, ainsi que sur les risques à venir si nous ne prenons pas rapidement conscience du désastre que nous avons engendré et ne réagissons pas en conséquence.

Bref pour conclure : même si ça n’est pas ma lecture préférée, je garde toujours autant de plaisir à découvrir une nouvelle histoire délivrée par monsieur Chattam. Et j’ai hâte de retrouver ce cher Atticus Gore pour de nouvelles aventures.

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