L’une rêve, l’autre pas, Nancy Kress

Le résumé :

Alors que deux jumelles viennent au monde, l’une d’elle bénéficie d’une modification génétique qui lui permet de ne plus dormir. Huit d’éveil de plus par jour, un rêve pour apprendre, vivre et découvrir le monde… Huit heures qui feront aussi d’elle, un être à part.

Mon avis

Bilan à la moitié du livre : Terrifiante, cette idée que l’on peut modifier son enfant alors que c’est encore un foetus. Contre une certaine somme d’argent, le foetus peut avoir des prédispositions à la beauté, à l’intelligence… Effrayant non ? Parce que, quelque part, avec les avancées scientifiques, on en sera peut être au même stade d’ici quelques années. Et c’est choquant en plus d’être effrayant.

Le futur père Roger Camden a décidé que sa fille profitera de la modification génétique du sommeil, sans penser aux conséquences, sans laisser le choix à Elisabeth Camden sa femme. Seulement, coup de théâtre ! Ce n’est pas une fille qui naîtra mais deux ! Grosse déception pour Papa Camden qui idéalisait déjà sa fille. A la naissance d’Alice et Leisha, les parents ont tout de suite chacun eut une préférence. Leisha, qui ne dormait jamais été la chouchoute de Roger Camden alors qu’Alice qui n’avait subit aucune modification génétique est la petite merveille d’Elisabeth Camden. Dure entente pour les deux jumelles qui ne se comprennent pas toujours, qui n’ont pas le même niveau scolaire, ni les mêmes centres d’intérêt.

C’est en lisant ce livre que je me rend encore plus compte que mes huit heures de sommeil je les supprimerais pour rien au monde. Leisha ne sait même pas ce que c’est rêver. Pour elle, dormir est une action étrange, au point qu’elle s’introduit dans les chambres la nuit pour voir ce que ça fait de dormir sur ses parents ou sa soeur. Elle vit dans un drôle d’univers ou elle étudie toute la nuit et en apprend encore le jour. Elle va à Harvard (rien que ça) à seulement 16 ans ! Pas besoin d’être un Non-dormeur pour être considéré comme différent quand on est à l’université si jeune. Mais là, les gens la considèrent comme un monstre de foire.

Autant elle peut m’énerver avec son coté « mademoiselle je sais tout », autant j’ai de la peine pour elle quand je lis comment elle est traité. Ce n’est que de la fiction je sais, mais quand je lis, je me plonge à fond dans l’histoire.

Fin du livre :

La plupart des Non-Dormeurs sont intelligents. La plupart d’entre eux sont calmes, si ce mot très décrié signifie centrer son énergie sur la résolution des problèmes plutôt que la disperser en émotions à leur sujet.(…) Ils sont tous enclins à la réussite, avec un atout décisif : un tiers de temps supplémentaire par jour pour y travailler. 

 Bref, ils sont tout ce que leurs parents ont voulu qu’ils soient sans penser aux conséquences. Car à la fin du livre c’est un peu une sorte de guerre Dormeurs/Non-Dormeurs.

Ils sont rationnels, méthodiques, calmes, calmes, intelligents, gais, jeunes, et, peut être dotés d’une grande longévité.
Et dans nos Etats-Unis qui connaissent une prospérité sans précédents, de plus en plus haïs.

Obligés de vivre reclus dans un Sanctuaire, certains Non-Dormeur ont vu leur avenir s’écrouler : un chirurgien réputé qui reçois une lettre piégée et qui perd un bas, un prisonnier démoli à coup de barre de fer, et j’en passe. Dans les journaux il y a même les anti-Non-Dormeurs et quelques rares pro-Non-Dormeurs.
Du grand n’importe quoi, une intolérance qui s’est déjà vu dans d’autres situations … N’est-ce pas ?

Bref, encore un livre lu sur le conseil d’une libraire qui m’oriente toujours très bien. Merci à elle !

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