Big, Valérie Tong Cuong

Le résumé

 » Je me suis levée, je me suis foutue à poil et je suis allée devant la glace. Enfin ce qu’il en restait depuis que j’avais brisée d’un coup de crâne, un jour où un chauffeur de taxi m’a traitée de baleine simplement parce que je traversais le passage piétons alors que le feu était encore au vert « . Marianne : cent vingt kilos et un caractère tout en excès. Quand son univers clos se heurte à celui de Georges, SDF, marginal lui aussi, elle démonte un à un tous les mécanismes d’un rêve que son corps lui interdit : celui d’un bonheur simple. Un roman moderne et noir où chacun, dans sa solitude et sa paranoïa, cherche auprès de l’autre un regard différent dans lequel il pourra s’oublier.

Mon avis

Comment se sent-on quand on est femme et qu’on se perçoit difforme? C’est ce que nous fait ressentir Valérie Tong Cuong à travers le personnage de Marianne, cette femme obèse qui souffre de son poids et dont la vie se résume à coller des enveloppes et s’occuper de son fils « Hévé »…même si « s’occuper » n’est pas toujours le bon terme. Et un jour elle rencontre George, un homme qui a tout perdu et se retrouve à la rue (une pensée au passage pour Un hiver avec Baudelaire).
Un roman plutôt dur avec le quotidien de Marianne, cette drôle de vie qu’elle mène et celui de George qui n’est pas mal dans le genre difficile.

Le rapprochement suivi du bonheur Marianne-George est finalement éphémère et cabossé comme eux deux. Ce roman est triste…
Quand quelqu’un de simple et gentil devient odieux avec celle qui l’a aidé c’est pire. Cela dit, Marianne n’est pas non plus une sainte et même si elle est parfois (souvent) insupportable, c’est nul d’agir ainsi. George et Marianne c’est une « drôle » d’histoire.

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