Le rendez-vous manqué de Marie-Antoinette, Harold Cobert

Le résumé :

3 Juillet 1790,. Alors que la monarchie est en péril et l’avenir de la France incertain, Marie-Antoinette rencontre secrètement Mirabeau à Saint-Cloud.

Ces quelques heures suffiront-elles au comte libertin pour modifier le cours de l’Histoire ?

Car, paradoxalement, un  seul désir anime l’orateur du peuple, l’élu du tiers état : celui de sauver le trône. Déployant toute son éloquence, le redoutable tribun saura-t-il rallier la reine à ses convictions ?

Mon avis

Retour en arrière, le règne de Louis XVI est en péril, le peuple en a marre et la reine n’est pas très rassurée quant à son avenir (l’instinct ?). Mirabeau essaye a tout prix de gagner la confiance de la reine afin qu’elle influence les actes et décisions du roi, mais elle s’en méfie. Moi aussi d’ailleurs. Je trouve qu’il joue sur deux tableaux : il conseille la reine à travers des lettres secrètes mais il tient aussi des discours passionnés à l’Assemblée Nationale en tant que représentant du tiers état. Dur de savoir ce qu’il se passe dans sa tête !

Lors de l’entrevue qu’il a réussi à obtenir avec la reine, il tente le tout pour le tout, il essaye de la rassurer, de gagner sa confiance et même de l’intimider. Il lui fait comprendre la même chose que dans toutes ses missives : pour sauver la monarchie, elle doit lui faire confiance. Seulement, elle doute beaucoup de lui. Elle veut des éléments concrets à la place de tous ces conseils qu’elle lit et relit dans les différentes lettres. Il est bon orateur mais n’arrivera pas facilement à ses fins.

A la fin de leur entrevue,  ils repartent chacun de leur côté et on espère qu’elle fera les bons choix… pour elle, comme pour la monarchie.

Je dois bien admettre que ce n’est pas trop mon truc à la base de lire des romans « historiques » mais aimant beaucoup l’auteur, je me suis dit « pourquoi pas, après tout !’. C’était donc par curiosité, et je n’ai pas eut ZE coup de coeur contrairement à d’autres titres du même auteur MAIS j’ai passé un bon moment de lecture. J’ai beaucoup aimé cette idée de pouvoir suivre une conversation qu’auraient pu avoir deux personnages historiques, de les découvrir de manière « moins scolaire ». Il me reste pas mal de « Et si » qui m’ont permis d’imaginer plusieurs variantes à la fin de ce roman, des fins possibles diverses et variées, des scénarios alternatifs grâce à l’aperçu et l’idée qu’on a pu se faire de ces deux personnages. J’ai imaginé la femme que pouvait être Marie-Antoinette à travers les paroles et la gestuelle que lui prêtait Harold Cobert lors de cette entrevue à Saint-Cloud.

Erika

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